Pour bien commencer

Pour bien commencer
Bonjour à toutes et à tous, sportifs ou non sportifs, etc...!!!

Ce blog est dédié à la lutte contre le DOPAGE, phénomène qui me révolte tout particulièrement. Je viens d'être nommée co-déléguée régionale de la lutte ANTIDOPAGE de natation, alors je veux mener à bien ma mission, en commençant par un travail d'information, de prévention, etc.
Les sources qui seront utilisées seront certes nombreuses, et dans la mesure du possible, je laisserai un lien qui leur donne plein accès.

N'hésitez pas à poser toutes vos questions, à exprimer vos souhaits, vos craintes, vos opinions concernant le DOPAGE!
# Posté le mardi 21 mars 2006 10:20
Modifié le mardi 25 avril 2006 05:03

Le DOPAGE c'est quoi??

Le DOPAGE c'est quoi??
La première définition du dopage a été proposée lors d'un colloque en 1963.

" Est considéré comme doping, l'utilisation de substances ou de tous moyens destinés à augmenter artificiellement le rendement, en vue ou à l'occasion de la compétition, et qui peut porter préjudice à l'éthique sportive et à l'intégrité physique et psychique de l'athlète ".

En 1967, l'Union cycliste internationale est la première fédération sportive internationale a établir une définition du dopage et sa propre liste de substances prohibées.




Extrait du Code mondial Antidopage :

" Sont considérées comme violations des règles antidopage :

2.1 La présence d'une substance interdite, de ses métabolites ou de ses marqueurs.

2.1.1 Il incombe à chaque sportif de s'assurer qu'aucune substance interdite ne pénètre dans son organisme. Les sportifs sont responsables de toute substance interdite, de ses métabolites ou de ses marqueurs, dont la présence est décelée dans leurs prélèvements corporels. Par conséquent, il n'est pas nécessaire de faire preuve de l'intention, de la faute, de la négligence ou de l'usage conscient de la part du sportif pour établir une violation des règles antidopage en vertu de l'article 2.1.

2.1.2 Excepté les substances pour lesquels un seuil de déclaration est précisé dans la liste des interdictions, la présence de la moindre quantité d'une substance interdite, de ses métabolites ou marqueurs, décelée dans l'échantillon d'un sportif, constitue une violation des règles antidopage.

2.1.3 A titre d'exception à la règle générale de l'article 2.1, la liste des interdictions pourra prévoir des critères d'appréciation spécifiques dans le cas de substances interdites pouvant également être produite de façon endogène.

2.2 L'usage ou la tentative d'usage d'une substance ou méthode interdite.

2.2.1 Le succès ou l'échec de l'usage d'une substance ou d'une méthode interdite n'est pas déterminant. L'usage ou la tentative d'usage de la substance interdite ou de la méthode interdite suffisent pour qu'il y ait violation des règles antidopage.

2.3 Le refus ou le fait de se soustraire sans justification valable à un prélèvement d'échantillons après notification, en conformité avec les règlements antidopage en vigueur, ou encore le fait d'éviter un prélèvement d'échantillons.

2.4 La violation des exigences de disponibilité des sportifs pour les contrôles hors compétition, y compris le non respect par les sportifs de l'obligation de fournir des renseignements sur leur localisation, ainsi que les contrôles établis comme manqués sur la base de règles acceptables.

2.5 La falsification ou la tentative de falsification de tout élément du processus de prélèvement ou d'analyse des échantillons.

2.6 Possession de substances ou méthodes interdites

2.6.1 La possession par un sportif , en tout temps ou en tout lieu, d'une substance ou d'une méthode interdite dans le cadre de contrôles hors compétition, à moins que le sportif établisse que cette possession découle d'une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques accordées conformément à l'article 4.4 (Usages à des fins thérapeutiques) ou à une autre justification acceptable.

2.6.2 La possession d'une substance ou d'une méthode interdite dans le cadre de contrôles hors compétition, par un membre dun personnel d'encadrement, en relation avec un sportif en compétition ou à l'entraînement, à moins que la personne en question puisse établir que cette possession découle d'une autorisation d'usage à des fins thérapeutiques accordée conformément à l'article 4.4 (Usages à des fins thérapeutiques) ou à une autre justification acceptable.

2.7 Le trafic de toute substance ou méthode interdite

2.8 L'administration ou la tentative d'administration d'une substance ou d'une méthode interdite à un sportif, ou l'assistance, l'incitation, la contribution, l'instigation, la dissimulation ou toute autre forme de complicité entraînant la violation d'un règlement antidopage, ou toute autre tentative de violation."




SOURCE : www.cpld.fr > Tout savoir sur le dopage
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 21 mars 2006 10:36
Modifié le mardi 25 avril 2006 05:01

Pourquoi lutter contre le DOPAGE ???

1°) La lutte contre le dopage vise avant tout à protéger la santé des sportifs. Il s'agit de prévenir les athlètes des dangers qu'ils encourent, à court, moyen et long terme, quant à la prise de produits dopants.

L'utilisation de telles substances peut entraîner certaines perturbations de l'organisme telles que des maladies cardio-vasculaires, des dérèglements hormonaux, des tumeurs, etc. Il se crée, en outre, une sorte de dépendance de l'organisme de l'athlète par rapport aux produits qu'il a consommé.



2°) Lutter contre le dopage signifie préserver une certaine éthique sportive. Le sport véhicule en effet, des valeurs éthiques, culturelles et sociales. C'est un outil d'éducation, de socialisation et d'intégration. Mais des intérêts économiques liés à une forte médiatisation envahissent de plus en plus sa pratique et exercent par conséquent, des pressions non-négligeables sur les athlètes.

Toutes les raisons qui poussent le sportif à se doper vont à l'encontre des valeurs éthiques véhiculées par le sport qui doit garantir une chance de réussite égale pour tous.




SOURCE : www.cpld.fr > Tout savoir sur le dopage
Pourquoi lutter contre le DOPAGE ???
# Posté le mardi 21 mars 2006 10:39
Modifié le mardi 25 avril 2006 05:00

La politique française

La France a été le premier Etat avec la Belgique à élaborer une législation sur le dopage.

La loi du 1er juin 1965 vise à réprimer pénalement le dopage, sans pour autant substituer totalement l'action pénale à l'action fédérale.


La loi du 28 juin 1989 relative à la prévention et à la répression du dopage fournit une définition du dopage.

Elle introduit trois novations :
- elle dépénalise l'utilisation de substances dopantes pour les sportifs en les soumettant à un régime disciplinaire;

- elle introduit la notion de prévention conformément aux recommandations de la Charte européenne;

- elle met en place la Commission nationale de lutte contre le dopage (CNLD) chargée de conseiller, d'informer voire de réprimer.


La loi du 23 mars 1999 relative à la protection de la santé des sportifs et à la lutte contre le dopage introduit deux nouveautés importantes :

- un volet "santé des sportifs / prévention / éducation" constitue l'architecture principale de la loi ;

- une instance de régulation indépendante est créée qui est chargée de la prévention, de la coordination de la recherche et de la lutte antidopage : il s'agit du Conseil de prévention et de lutte contre le dopage.



SOURCE : www.cpld.fr > Tout savoir sur le dopage
La politique française
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 21 mars 2006 10:52
Modifié le mardi 25 avril 2006 04:57

La prévention

Le sport est un facteur reconnu de protection de la santé : dans les pays développés, on vit mieux et plus longtemps si l'on pratique une activité physique adaptée et bien conduite. Dans certaines situations (diabète ou problèmes cardiovasculaire), l'activité physique est même considérée comme une thérapeutique à part entière. Mais il est des cas où la pratique sportive peut constituer un facteur de risque sanitaire : l'absence de dépistage initial des contre-indications, une qualité des soins déficiente, la recherche de la performance à tout prix ou le détournement de la fonction médicale au profit d'une aide à la performance en sont des exemples significatifs.

Partant de ce constat, la loi du 23 mars 1999, désormais codifiée dans le code de la santé publique (articles L.3612-1 et suivants) propose les éléments de réponse aux soucis de protection de la santé du sportif et de lutte contre le dopage. Elle s'appuie sur trois grands axes (la prévention, le soin et la répression) parmi lesquels les dispositions en faveur de la prévention sont incontestablement les plus nombreuses. Elles impliquent l'ensemble des acteurs et secteurs susceptibles d'influencer la santé des sportifs.

Les articles L.3611-1 et L.3621-1 prévoient ainsi une formation à la prévention du dopage pour les médecins du sport, les enseignants et les cadres des fédérations sportives, clubs, établissements d'activité physique et écoles de sport. De même, l'article L.3613-1 prévoit la création d'Antennes Médicales de Lutte contre le Dopage (AMLD).

Les différents partenaires du monde sportif sont également concernés par certaines orientations de la loi. L'article L.3613-2 oblige les grands médias diffuseurs de programmes sportifs à promouvoir les dispositions en faveur de la protection de la santé des sportifs et de la lutte contre le dopage. Les partenaires officiels des évènements sportifs et des sportifs en tant que tels s'engagent également à respecter une charte de bonne conduite (article L.3613-3).


Quant aux fédération sportives, elles doivent, aux termes de l'article L.3621-1, veiller à ce que les programmes d'entraînement et le calendrier des compétitions qu'elles organisent ou agréent ne nuisent pas à la santé de leurs licenciés. Elles doivent également développer, auprès des licenciés et de leur encadrement, une information de prévention contre l'utilisation de substances et procédés dopants.


Le sportif n'est enfin pas oublié puisqu'en préalable à la délivrance de sa première licence, l'article L.3622-1 lui impose, qu'il soit compétiteur ou non, la production d'un certificat médical de non contre-indication (un arrêté du 28 avril 2000 précise même qu'un examen plus approfondi est nécessaire pour les sports "à risque particulier"). En cas de pratique compétitive, l'absence de contre-indication doit être attestée chaque année (article L.3622-2). Et s'agissant de la prévention spécifique aux sportifs de haut niveau, elle est confiée aux fédérations par le biais du suivi médical (article L.3621-2).



SOURCES : www.santesport.gouv.fr > La lutte antidopage (droits réservés) et www.legifrance.gouv.fr > loi du 23 mars 1999.
La prévention
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]
# Posté le mardi 21 mars 2006 11:01
Modifié le mardi 25 avril 2006 04:56